
Par Saxleo le 11/02/2002
Alimentation et câbles
Ils rentrent aussi dans les plans et nécéssitent une attention particulière.
a) Le mélange
Les câbles d'un studio moderne vont transporter :
- Du 230 / 50 Hz : le courant électrique. Je rappelle que le 50 Hz est source de beaucoup de parasites et que cette fréquence est audible par l'oreille humaine. Si l'alimentation domestique est de mauvaise qualité, elle peut provoquer des disfonctionnements dans les racks d'effets sensibles (reverb par exemple).
- Câbles de monitoring : ce sont les câbles entre l'ampli et les HP. Ils ont une très fâcheuse tendance à provoquer des parasistes et à être sensibles aux parasites extérieurs.
- Ligne / analogique : il s'agit de toutes les connexions analogiques entre les effets et l'équipement du studio ainsi que les synthés. Pour des oreilles habituées, ils peuvent provoquer des interferences entre eux (diaphonie). Il sont sensibles aux parasites générés par les câbles d'alimentation.
- Micro / analogique : il s'agit des câbles entre le micro et le préampli. Ce sont des pièges à parasistes, les plus compliqués à gérer.
- Câbles digitaux : ces câbles sont peu sensibles. Cela étant votre serviteur a rencontré des problèmes entre un câble MIDI et un boitier d'une lampe halogène (type de lumière à éviter absolument dans un studio).
- L'ordinateur : c'est un paquet de câbles et d'antennes à lui tout seul. Il est le centre et la cible de tout les parasistes. Et ce malgré les normes internationales. La différence entre un ordinateur clone et ordinateur de marque se justifie souvent par la qualité du cablage interne et donc de son isolation. Le ventilateur est en particulier redoutable (bruit sonore et électromagnétique). Il n'y a malheureusement que très peu de choses à faire mis à part l'isoler des câbles transportant des signaux analogiques.
La mise en commun de tout ce monde est un véritable casse tête chinois. La règle principale est d'éviter que les câbles se touchent ou se croisent.
b) La terre
Cette prise, integrée au courant géneral, n'a pas uniquement pour but de vous protéger des décharges électriques d'un appareil défectueux. Elle va également éviter les parasistes (Je vous fait grâce des explications techniques).
Les nouvelles constructions sont aujourd'hui rigoureuses sur ce point, mais
attention cependant aux fausses prises de terre qui ne vont nul part. Ensuite,
bien évidemment, le fait d'avoir un seul circuit de terre pour toute
la maison revient à cumuler les parasistes provoqués par la machine
à laver et surtout par le frigo avec ceux de votre table de mixage !
Vous l'avez compris, il est vivement conseillé de monter son propre système
de terre.
La première méthode dite du super bricolage consiste à dénuder un fil sur une longueur de 15 cm, de grater la peinture du radiateur et de plaquer (et non enrouler, c'est très important) le fil le long du tube d'arrivée d'eau chaude. Pourquoi ? Parce que la chaudière est toujours connectée à la terre d'une manière profesionnelle (norme ISO d'instalation et de sécurité). Croyez moi, cela fonctionne très bien - surtout si votre chambre a un sol en moquette !
La seconde méthode consiste en une tige de fer de minimum 2 mètres.
Il suffit a l'aide d'une masse de la planter dans la terre. On connectera cette
tige de la même manière que la première méthode.
Il existe des tiges spéciales pour cette fonction.
c) La pratique
Il convient de bien séparer les éléments fixes et mobiles du studio. En effet, certains éléments sont suceptibles d'être utilisés pour les concerts - reverb, compresseur. Il devient alors important de préserver les connecteurs.
Dans
ce cas, prévoir l'installation de patchs supplémentaires. Le patch
est un boitier de connexion. Il permet de modifier la connectique et les routages
sans passer derrière les racks et surtout la table. Les patchs d'aujourd'hui
permettent différentes configurations. Les micros doivent eux aussi,
si possible, passer par un patch. En règle générale, un
patch vaut moins cher qu'une tranche de console ou une réparation d'un
effet. Pensez y.
Enfin, il faut prévoir les passe-câbles de manière à ne laisser aucun câble trainer par terre. En plus du coté esthétique, entre en ligne de compte des problèmes d'interférences et bien sûr de propreté et d'hygiène.
